Depuis les années 2000, l’efficacité des cures thermales ne semble plus être contestée, car plusieurs curistes témoignent de la réduction de leurs symptômes pendant les mois qui suivent la cure. En France, la sécurité sociale a pris en charge les soins thermaux depuis 1950, qui a le rôle de contrôler l’eau des stations thermal afin qu’il n’y est pas de bactéries ni d’un moindre élément pathogène présent dans l’eau. La sécurité sociale est si impliqué qu’elle peut fermer une station thermale, même les hôpitaux n’ont pas un code d’hygiène aussi poussé.

Les maladies donnant droit à une cure thermale

La condition si-né-qua-none pour avoir droit à une cure thermale est de souffrir d’une maladie faisant partie de la liste établie par l’assurance maladie. On en compte en tout 12 domaines thérapeutiques à savoir : affections des muqueuses bucco-linguales, affections digestives, affections psychosomatiques, affections urinaires, dermatologie, gynécologie, maladies cardiaux-artérielles, neurologie, phlébologie, rhumatologie, troubles du développement chez l’enfant, voies respiratoires.

Comment bénéficier d’une cure thermale

Pour bénéficier de la cure thermale votre médecin ou votre dentiste doit vous prescrire dans le cas d’une affection des muqueuses bucco-linguales, le médecin doit indiquer précisément le nombre de séances de soins qui seront nécessaires, la cure doit être réalisée dans un établissement thermal agréé et conventionné par l’assurance maladie, la cure thermale doit durer 18 jours, une seule cure thermale peut être remboursée par année civile, la demande de prise en charge pour une cure thermale est à remettre à votre caisse d’Assurance maladie.

 Avis d’un expert

Le Dr Patrick Sichère Rhumatologue, Président du CLUD des hôpitaux de St Denis à Paris a donné son avis sur le sujet de la cure thermale en disant que : «Actuellement, dans la prise en charge de la douleur chronique, nous privilégions les traitements non médicamenteux tels que le thermalisme. L’intérêt du thermalisme et de la cure thermale repose sur plusieurs points. En premier lieu, la rupture, pour le patient, vis-à-vis de son quotidien. Ensuite, nous profitons de ces trois semaines de cures thermales pour lui apprendre à penser autrement, à agir autrement pour mieux maîtriser sa douleur. C’est là qu'interviennent les différents ateliers d'éducation thérapeutique que l'on peut proposer, en complément des soins traditionnels lesquels, déjà par eux-mêmes, ont un effet bénéfique sur la douleur.»